Les axes du Mandant du Président Sortant

Les  axes du mandat de M. Tariq SIJILMASSI Président sortant:

 

Assainissement, Mise à niveau, Élaboration de la feuille de route et développement.

 

 

1/ Assainissement et mise à niveau :

Pendant la période 2008-2011, le marché marocain du microcrédit est passé par une crise liée à une augmentation importante des niveaux d’impayés. Le Porte feuille à risque (PAR à 30 jours) est passé d’environ 0,4% du portefeuille crédits des Associations de Micro crédit (AMC) à plus 10,5% en septembre 2009.

Le marché a mis ensuite beaucoup temps avant de retrouver des niveaux d’impayés acceptables. Ce phénomène a freiné le développement du marché de la Micro finance et a poussé les AMC à être beaucoup plus prudentes.

Le risque de crédit est une préoccupation particulière dans les AMC dans la mesure où la plupart des microcrédits ne sont pas garantis. (C’est à dire qu’ils ne sont soumis à aucune garantie formelle, classique ou bancaire).

La sortie de crise a été opérée rapidement grâce à, contrairement à d’autres marchés en crise,  une réaction rapide et professionnelle des AMC, gouvernement et les acteurs étrangers:

 

  • La forte implication de Bank Al Maghreb et du Ministère de l’Economie et des Finances qui s’est surtout manifestée par une capacité à influencer d’autres acteurs du marché, et particulièrement les banques locales, afin qu’ils poursuivent leur appui du secteur de la micro finance ;
  • La mise en place d’une centrale des risques informelle par le secteur puis le credit bureau par Bank Al Maghreb. Ces initiatives ont permis une réduction significative des niveaux de prêts croisés qui sont en effet passés de 37 % à 12% ;
  • La création d’un fonds de soutien à la microfinance « JAIDA » pouvant servir de prêteur en dernier ressort ;
  • La supervision réglementaire modérée a également clairement tracé la voie pour sortir de la crise, tout en évitant le type d’ingérence qui a tant aggravé la situation dans d’autres pays.
  • Une assistance technique opportune de plus de 15 millions de $ notamment à travers le programme du MCC ;

 

2/ Elaboration de la feuille de route et développement :

Le secteur conscient de sa situation a décidé, de son propre chef, de lancer une réflexion afin de se doter d’une vision à long terme et d’une stratégie pour les dix prochaines années. La FNAM et le Centre Mohammed VI de Soutien à la Micro finance ont défini un scénario de consensus sur la base d’une concertation du secteur et partagé avec l’ensemble des partenaires (autorités de tutelles, bailleurs…).

La micro finance a vocation à être un acteur clé de la lutte contre la pauvreté par la création d’emplois et d’activités génératrices de revenus, performant, pérenne et intégré dans les politiques du Royaume

La feuille de route pour le secteur se structure autour de quelques grands jalons démarrant dès 2011. La réussite de la mise en œuvre repose sur plusieurs facteurs clés de succès, en particulier un accompagnement revisité et renforcé, un financement adapté et une professionnalisation de la gestion des risques.

Cette feuille de route a été déclinée principalement sur les volets suivants:

A/ Volet réglementaire et institutionnel :

  • Rédaction d’un document de cadrage spécifiant les attentes du secteur en matière de réglementation institutionnelle, l’évolution du cadre institutionnel et l’enjeu de la transformation institutionnelle. Cette plateforme a été communiquée aux autorités de tutelle et sert de base de négociations entre les parties ;
  • Discussion de l’opportunité d’un fonds de garantie avec la CCG ;
  • La demande d’exonération TVA pour le secteur ;

 

B/ Volet stratégique :

  • La diversification de l’activité des AMC (Transfert de fonds, assurances, bancarisation et monétique) ;
  • Capillarité du réseau de distribution à travers le système d’information géographique développé par le Centre Mohammed VI de soutien à la micro finance solidaire;
  • Internationalisation de l’activité micro finance notamment en Afrique ;

 

3/ Evolution du secteur : Le marché de la micro finance au Maroc demeure résilient et sain 

 

Le secteur du microcrédit affiche un niveau de performance sociale élevé, au regard notamment de quelques critères objectifs :

 

  • le taux de satisfaction de la clientèle est bien supérieur à ce qu’affichent les banques commerciales* ;
  • le secteur est un des premiers employeurs du Royaume et a créé 7100 emplois directs et quasiment 1.000.000 emplois indirects
  • Il occupe la 14ème place du classement au niveau du Global Microscope Index en 2015 (Groupe The Economist Intelligence Unit), soit un bon remarquable de 30 places en 5 ans (classement en 2009 : 44ème place). Le Maroc est le 1er de la région MENA.

 

 

Le secteur marocain représente 40% des encours de la région Afrique du Nord et Moyen Orient et 4 des 13 associations marocaines de micro crédit (AMC) figurent au top 30 international.

Actualités

  • Nomination de la nouvelle Directrice Générale de Jaida
    Depuis Juillet 2020, le Fonds de financement des organismes de Microfinance au Maroc, Jaida, a une nouvelle Directrice générale en…
    Lire la suite

Ressources et PUBLICATIONS

Le livre blanc du Microcrédit au Maroc
Le Microcrédit consiste à fournir des prêts à court terme à des personnes à très faibles revenus, n’ayant pas accès aux services proposés par les institutions financières classiques, pour les aider à lancer leurs activités ou développer leurs affaires.
Consulter